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3 années de coopé en quelques chiffres

07:56:00
  • 16000 km en avion (à vol d'oiseau)
  • 3100 : altitude maximale atteinte dans le Haut -Atlas, avec les Pétillon
  • 1062 jours de coopération (du 8 septembre 2014 au 5 août 2017)
  • 200 posts sur le blog
  • 155 élèves (45 enfants à Halfaouine, 30 à l'alphabétisation de Tunis, 80 au Centre Saint Antoine)
  • 76 cartes postales envoyées
  • 46° : température maximale affichée à Meknès.
  • 45 jours d'arrêt de travail 
  • 25 heures de traversée en bateau avec deux matelots de choc (Christophe et Marina)
  • 21,5 visiteurs et visiteuses (Lucile, Fabrice, Elinn, Charlie, l'invité clandestin... Emese, Papa et Maman, Anne & Christophe, Sophie, Hamza & Gene, les Petillon, Christophe & Boualem, Lolo)
  • des dizaines de litres de thé à la menthe, autant de couscous dévorés et quelques longueurs de saucissons de provenance illicite...
  • 17 sites UNESCO visités (8 en Tunisie et 9 au Maroc)
  • 10 colis reçus
  • 6 nuits sous des tentes nomades dans le désert
  • 3 nuits dans des bus (pour Tozer, Douz et Merzouga) et une nuit dans une gare (Gabes), 4 nuits sous la tente et d'innombrables nuits sous "ma tente berbère", à savoir ma moustiquaire-maison!
  • 1 cheville cassée à Halfaouine et 1 pouce entaillé à Oued Laabid
  • 0° : température lors de ma 1ère nuit dans le désert ( Noël 2014)

5 colocs de folie et 3 frères inoubliables pour une expérience inestimable !

and last but not least : 1 joli mariage en préparation


« La vie est un champ à cultiver, voyager c’est y semer les couleurs du monde ».

Zouina

20:24:00

Quelques belles images pour le 200ème post du blog !



Essaouira et ça ira

13:56:00
Après la visite de nos chargés de mission DCC, la semaine de vacances scolaires est la bienvenue. D'autant plus que le soleil est au rendez-vous et que l'air de la mer me manque !
Avec Yann et Solène, volontaires à Casa pour les écoles de l'ECAM, nous louons une voiture. Après quelques incertitudes qui nous tiendront en haleine jusqu'au jour du départ ("Oui oui, j'ai une voiture pour vous mais rappelez dans deux jours!" " Rappelez demain..." " Je ne peux avoir une voiture qu'à partir de l'apèrs midi!') nous récupérons enfin une petite Fiat Panda et nous prenons la route de Oualidia, un peu avant Safi.

Les embruns de Oualidia

J'attendais de sentir l'air iodé depuis un bon moment et je n'ai pas été déçue par les paysages de la route vers Oualidia et Safi. La route longe la côte et on surplombe la mer du haut des falaises. C'est magnifique. A Oualidia, la lagune permet de se baigner en toute sécurité car la mer déferle sur la plage en rouleaux et n'invite pas vraiment à une tranquille baignade !
Je prends malgré tout mon courage à deux mains et je me baigne jusqu'aux chevilles : l'Atlantique attendra !

Safi, la ville des potiers  (mais pas de Nono à l'horizon !)
La ville est mignonne, la médina charmante et peu touristique. Nous ne sommes pas encore en haute saison et nous sommes plutôt tranquille. La ville est construite sur une petite colline où plein de fours de potiers sont accrochés. C'est très sympa.
Nous y trouvons même un restaurant "Chez Gégène" qui sert du vin ! Grande folie !
Par contre, notre hôtel donne sur le "Château de la mer", que nous ne pourrons malheureusement pas visiter car fermé pour cause de travaux, et surtout squatté. On aperçoit régulièrement des hommes regarder à droite, regarder à gauche et hop! passer sous les grillages, surement pour regarder la mer!!La ligne de chemin de fer passe sous notre fenêtre et les trains de marchandises sont très matinaux ! Cela nous laisse une impression de ville un peu désœuvrée, peut-être due à l'activité portuaire et industrielle proche...

Essaouira : un air malouin 

On passe deux nuits dans cette belle médina, classée UNESCO. Ca me rappelle pas mal de souvenirs de ma 1ère venue en 2006 ! Bien sur les remparts sont toujours là, mais pas de séance photos sur les canons car ils sont en rénovation. Cette ancienne cité portugaise, autrefois nommée Mogador, fut développée par un sultan qui demanda à un architecte d'en concevoir les plans. Il s'agit de Cornut, ancien disciple de Vauban, d'où le sentiment de déjà vu sur avec les remparts de Saint Malo !

Aujourd’hui, l'absence de véhicule apporte un calme rare dans la médina. Nous avons pris beaucoup de plaisir à flaner, à découvrir le port, la Squala. Pour autant, il est parfois difficile de se sentir au Maroc, tellement la ville attire de touristes, avec son lot de magasins de souvenirs, de vendeurs multilingues etc !

Au retour , nous avons pris la route de l’arrière-pays pour admirer les champs d’arganiers, arbres typiques du Maroc.
Le retour à Casa a été l’occasion de mettre en place une savante stratégie mathématique. En effet, comme à Tunis, les habitudes veulent qu’on loue une voiture avec le réservoir vide et qu’on la rende dans le même état. Il a donc fallu calculer la consommation moyenne sur autoroute puis ajuster au mieux le plein et ne pas la rendre "trop pleine". Nous avons refait un dernier plein (le 3ème de la journée) pour effectuer les derniers kilomètres dans Casablanca pour un montant de 5 dh (environ 45 centimes d’euros !). Cela a fait sourire le pompiste !

Les Pétillon dans le Haut Atlas

14:07:00

Déambulations fessis

Voici la petite tribu arrivée à Fez, où je les rejoins pour flâner une après-midi dans la médina et s'acclimater à l'ambiance du pays.
Tout le monde est en pleine forme et je les accompagne dans les ruelles agitées et bruyantes de la vieille médina de Fez. Je commence à bien la connaitre mais je la trouve toujours aussi agréable et belle.

Ensuite, tout le monde prend ses marques à Driba, où ils seront logés pour quelques nuits. C'est aussi l'occasion pour moi de les faire participer à mes cours. Azenor et Elouan, assisteront à un cours d'alpha, puis ce sera le tour de Youna-Dilys, et même d'Erell avec mon groupe des Moyens. Mes femmes de l'Alpha sont  totalement conquises par les enfants qui se prêtent au jeu des photos, tandis qu'Erell a l'occasion de discuter avec mes jeunes étudiants. C'est l'occasion pour eux d'une séance de communication orale avec une "native speaker" et cela donne un bel échange sur leur pays, leur société, leurs traditions et les nôtres.

A l'assaut du Haut -Atlas

Le weekend de Pâques me permet d'avoir quelques jours supplémentaires de repos et nous partons en convoi (et oui, 2 voitures pour nous 7) vers Midelt et les montagnes de l'Atlas.
Je laisse le clavier à Erell pour raconter ses souvenirs....

Chère Anne,
Tu nous demandes quels petits bouts du Maroc rapporter dans tes valises pour nous… rien ne vaudra les souvenirs de ce merveilleux voyage…
« Tu te souviens… ? » c’est un joli refrain que chantent souvent les enfants au retour des vacances.
« Tu te souviens des dromadaires ? »
« Tu te souviens des tentes berbères ? »
« Et la fois où le monsieur nous a expliqué pourquoi il ne fallait pas manger du couscous le soir ? »
« Et lorsque Katelyn a cru voir des singes dans la forêt ? »
« Et les oranges, si douces, si douces… »
Mais s’il est une expérience plus vive encore, c’est bien cette fameuse randonnée dans le Haut Atlas. Souviens-toi…
De Meknès, nous sommes partis et avons roulé une bonne partie de la journée vers le sud. Presque en bout de piste, nous sommes arrivés chez Chérif, dans le minuscule village de Tatiouine.
Chérif, notre guide, nous a présenté sa famille, nous avons partagé le thé à la menthe.
Pas besoin de beaucoup de temps pour que les enfants se fassent de bons copains ! Un ballon et un pseudo toboggan géant font l’unisson !
Le lendemain matin, les mules sont chargées –incroyable tout ce qu’elles portent !
Et nous partons sur les chemins. Vers où ? On ne sait pas très bien, quelque part dans la montagne… On se laisse porter par le mouvement et c’est très agréable !
C’est beau, c’est grand… mais Dieu que ça monte ! Dur, dur ! Nous n’avons jamais autant apprécié une barre de céréales que celle que Chérif nous a donnée au milieu de la montagne !

Objectif : pique-niquer au sommet dans la neige. Et nous ne sommes pas peu fiers d’avoir été jusqu’au bout !
L’après-midi nous réserve quelques surprises : batailles de boules de neige –dingue ! quand on pense qu’il faut aller au Maroc pour avoir de la neige ! – et un air de paléontologues amateurs à la recherche de fossiles. Tout en haut de la montagne, les roches portent les souvenirs d’un passé maritime : des coquillages partout !

Lorsqu’il est question de trouver un coin pour se reposer, nous sommes tous d’accord ! Chérif nous dira que nous avons parcouru plus de 30 kilomètres, sur 2000 mètres de dénivelés… Si c’est une habitude pour lui, c’est plutôt pas mal pour nous ! Heureusement d’ailleurs que les mules ont porté les enfants de temps en temps tout au long du trajet…

Le lendemain, direction le Cirque de Jaffar. Les paysages changent, quelques reliquats de cèdres décharnés surplombent la vallée aride et rocailleuse. Nous rêvons de croiser un vieux lion de l’Atlas égaré…
Nous traversons un campement berbère, papotons avec la jeune Malika et sa maman. Chérif connaît bien ses voisins nomades, prend de leurs nouvelles, et leur apporte aujourd’hui les photos des enfants prises quelques temps plus tôt.
Puis le passage des gorges : formidables, gigantesques… La nature est une force, on la sent ici dans sa toute puissance… Nous nous attardons à la recherche d’oiseaux mythiques, nous admirons les fleurs naissantes. Les trésors du désert étirent délicatement leurs couleurs en ce début de printemps.
Un fils de Chérif le seconde pour conduire les mules. L’une de ses belles filles est chargée de la cuisine. Ils ont pris ce matin un raccourci pour monter le campement du midi, et surtout préparer un délicieux tajine. C’est après avoir suivi les traces de dromadaires et observé le troupeau que nous les rejoignons. La petite Malek, petite fille malicieuse de Chérif, attend aussi les enfants. Des retrouvailles autour d’un bon repas, la vie est douce !
L’après-midi, nous empruntons des pistes de 4x4 et nous nous arrêterons de nouveau sur un campement berbère : cuisine au feu de bois, magique…
Le lendemain, nous rentrons tranquillement. Nous suivons une majorité de pentes douces… ou rocailleuses, entre les coccinelles et le romarin. Nous apercevons Tatiouine de loin. Le village, doré au soleil est bien paisible et nous est très accueillant après cette belle randonnée. Nous mesurons pleinement la chance que nous avons d’avoir partagé quelques jours en la compagnie de Chérif et sa famille.



Alors, s’il est quelque chose qui nous fait rêver, c’est bien de repartir vivre une telle aventure !

Erell
Fourni par Blogger.