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Le périple de Tophe et Boubou au Maroc

09:52:00
Pour ce post un peu spécial, je laisse le clavier à Christophe et Boualem pour raconter cette semaine mouch normal !

Choc culturel !

Après les préparatifs et les précieuses indications de Zouzou qui nous ont permis d'organiser notre voyage, nous voilà le 21 avril enfin en route pour le Maroc ! 
Premières sensations marocaines
Arrivés à Casablanca, nous prenons directement le train à l'aéroport, direction Rabat ! Et là-bas, quelle surprise : on sent, on voit tout de suite que l'état a de l'argent, tout est propre, bien entretenu, nous croiserons même des agents en train d'astiquer le verre des lampadaires à la gare de Fez ! Cela change des pays voisins du Maroc ! Malgré cela, la pauvreté est bien présente, comme l'attestent malheureusement de nombreux mendiants. 
Autre surprise de taille pour nous : la vie la nuit ! (à ne pas confondre avec la chanson de Début de Soirée bien sûr !) Les centre-villes, les médinas sont plus que vivantes le soir : les magasins sont ouverts, les restaurants aussi, les rues et ruelles sont bondées par des jeunes, des familles, des femmes bavardant sur les bancs... Par contre, nous avons eu l'impression que la vie démarrait plus doucement le matin. Aucun hanout ouvert avant 8-9h le matin.

Avant / Après
Nous ne pouvons pas parler du Maroc sans omettre sa cuisine, si réputée et à juste raison. Que ce soit les petits boui-boui cachés au fond des ruelles ou bien les restaurants plus éclectiques, le palais s'en trouve à chaque repas charmé !

Retrouvailles à Meknès

Ensuite, nous voilà en route pour Meknès, pour retrouver enfin la reine de toutes les médinas, notre Zouzou ! Et c'est du haut de la terrasse d'un café, située sur le toit où nous l'attendons, que nous la voyons traverser la grande place devant Bab El Mansour, slalomant entre les vendeurs, les charmeurs de serpents, les autruches...! Quel plaisir que de se retrouver ! 



Et nous voilà de nouveau embarqués pour des aventures communes : à la découverte de Meknès avec sa belle médina et superbe medersa, au Centre Saint Antoine où travaille notre chère amie, avec ses bénévoles plus chaleureux les uns que les autres, à Fez et son immense médina, dans laquelle on peut errer des heures durant, ses très nombreux artisans, à Moulay Idriss, perché sur le sommet de sa montagne, dans les ruines de l'impressionnante Volubilis, où l'on se retrouve plongé dans le passé, sur les pas de peuples dont on palpe quasiment le quotidien. 

Charmés par le pays

Chaque ville a son charme propre, ses artisans et ses savoir-faire, ses ruelles aux murs bigarrés, ses taxis avec une couleur différente à chaque endroit. 
Et la nature. Quelle nature ! De la verdure à foison, des montagnes enchanteresses, et cela à perte de vue. 

Finalement, ce sera Chefchaouen que nous découvrirons en dernier, sous les pluies d'orage, avec sa belle médina, ses ruelles tortueuses toutes bleues, son parfum languissant de haschich qui nous poursuivra dans quasiment chaque recoin... et ses habitants un peu plus zen du coup 



10 jours ne suffiront bien entendu qu'à avoir un petit aperçu de ce magnifique pays, mais quel aperçu tout même ! Avec la grande envie d'y retourner et d'y continuer les découvertes.
Choukran bezeff Anne de nous avoir accueillis et fait découvrir une partie de ton actuel pays ! Nous sommes tombés sous le charme !

Boubou et Christophe

Les Pétillon dans le Haut Atlas

14:07:00

Déambulations fessis

Voici la petite tribu arrivée à Fez, où je les rejoins pour flâner une après-midi dans la médina et s'acclimater à l'ambiance du pays.
Tout le monde est en pleine forme et je les accompagne dans les ruelles agitées et bruyantes de la vieille médina de Fez. Je commence à bien la connaitre mais je la trouve toujours aussi agréable et belle.

Ensuite, tout le monde prend ses marques à Driba, où ils seront logés pour quelques nuits. C'est aussi l'occasion pour moi de les faire participer à mes cours. Azenor et Elouan, assisteront à un cours d'alpha, puis ce sera le tour de Youna-Dilys, et même d'Erell avec mon groupe des Moyens. Mes femmes de l'Alpha sont  totalement conquises par les enfants qui se prêtent au jeu des photos, tandis qu'Erell a l'occasion de discuter avec mes jeunes étudiants. C'est l'occasion pour eux d'une séance de communication orale avec une "native speaker" et cela donne un bel échange sur leur pays, leur société, leurs traditions et les nôtres.

A l'assaut du Haut -Atlas

Le weekend de Pâques me permet d'avoir quelques jours supplémentaires de repos et nous partons en convoi (et oui, 2 voitures pour nous 7) vers Midelt et les montagnes de l'Atlas.
Je laisse le clavier à Erell pour raconter ses souvenirs....

Chère Anne,
Tu nous demandes quels petits bouts du Maroc rapporter dans tes valises pour nous… rien ne vaudra les souvenirs de ce merveilleux voyage…
« Tu te souviens… ? » c’est un joli refrain que chantent souvent les enfants au retour des vacances.
« Tu te souviens des dromadaires ? »
« Tu te souviens des tentes berbères ? »
« Et la fois où le monsieur nous a expliqué pourquoi il ne fallait pas manger du couscous le soir ? »
« Et lorsque Katelyn a cru voir des singes dans la forêt ? »
« Et les oranges, si douces, si douces… »
Mais s’il est une expérience plus vive encore, c’est bien cette fameuse randonnée dans le Haut Atlas. Souviens-toi…
De Meknès, nous sommes partis et avons roulé une bonne partie de la journée vers le sud. Presque en bout de piste, nous sommes arrivés chez Chérif, dans le minuscule village de Tatiouine.
Chérif, notre guide, nous a présenté sa famille, nous avons partagé le thé à la menthe.
Pas besoin de beaucoup de temps pour que les enfants se fassent de bons copains ! Un ballon et un pseudo toboggan géant font l’unisson !
Le lendemain matin, les mules sont chargées –incroyable tout ce qu’elles portent !
Et nous partons sur les chemins. Vers où ? On ne sait pas très bien, quelque part dans la montagne… On se laisse porter par le mouvement et c’est très agréable !
C’est beau, c’est grand… mais Dieu que ça monte ! Dur, dur ! Nous n’avons jamais autant apprécié une barre de céréales que celle que Chérif nous a donnée au milieu de la montagne !

Objectif : pique-niquer au sommet dans la neige. Et nous ne sommes pas peu fiers d’avoir été jusqu’au bout !
L’après-midi nous réserve quelques surprises : batailles de boules de neige –dingue ! quand on pense qu’il faut aller au Maroc pour avoir de la neige ! – et un air de paléontologues amateurs à la recherche de fossiles. Tout en haut de la montagne, les roches portent les souvenirs d’un passé maritime : des coquillages partout !

Lorsqu’il est question de trouver un coin pour se reposer, nous sommes tous d’accord ! Chérif nous dira que nous avons parcouru plus de 30 kilomètres, sur 2000 mètres de dénivelés… Si c’est une habitude pour lui, c’est plutôt pas mal pour nous ! Heureusement d’ailleurs que les mules ont porté les enfants de temps en temps tout au long du trajet…

Le lendemain, direction le Cirque de Jaffar. Les paysages changent, quelques reliquats de cèdres décharnés surplombent la vallée aride et rocailleuse. Nous rêvons de croiser un vieux lion de l’Atlas égaré…
Nous traversons un campement berbère, papotons avec la jeune Malika et sa maman. Chérif connaît bien ses voisins nomades, prend de leurs nouvelles, et leur apporte aujourd’hui les photos des enfants prises quelques temps plus tôt.
Puis le passage des gorges : formidables, gigantesques… La nature est une force, on la sent ici dans sa toute puissance… Nous nous attardons à la recherche d’oiseaux mythiques, nous admirons les fleurs naissantes. Les trésors du désert étirent délicatement leurs couleurs en ce début de printemps.
Un fils de Chérif le seconde pour conduire les mules. L’une de ses belles filles est chargée de la cuisine. Ils ont pris ce matin un raccourci pour monter le campement du midi, et surtout préparer un délicieux tajine. C’est après avoir suivi les traces de dromadaires et observé le troupeau que nous les rejoignons. La petite Malek, petite fille malicieuse de Chérif, attend aussi les enfants. Des retrouvailles autour d’un bon repas, la vie est douce !
L’après-midi, nous empruntons des pistes de 4x4 et nous nous arrêterons de nouveau sur un campement berbère : cuisine au feu de bois, magique…
Le lendemain, nous rentrons tranquillement. Nous suivons une majorité de pentes douces… ou rocailleuses, entre les coccinelles et le romarin. Nous apercevons Tatiouine de loin. Le village, doré au soleil est bien paisible et nous est très accueillant après cette belle randonnée. Nous mesurons pleinement la chance que nous avons d’avoir partagé quelques jours en la compagnie de Chérif et sa famille.



Alors, s’il est quelque chose qui nous fait rêver, c’est bien de repartir vivre une telle aventure !

Erell

Un bout de Maroc en famille

14:04:00
Lucile, Fabrice et les enfants étaient venus à Tunis pendant ma première année de coopé. Malheureusement, je n'avais pas vraiment pu vadrouiller avec eux cette semaine-là, car je n'étais très mobile. J''avais commencé par demander à Fabrice m'accompagner pour mon "déplâtrage" !
Cette fois je suis sur mes deux jambes et tout le monde est en pleine forme !

En pleine nature 

A peine le temps de nous remettre de nos retrouvailles nocturnes à l'aéroport de Fez, et nous sommes déjà en route vers Aïn Leuh, au sud de Azrou pour prendre un bol d'air en pleine nature.

Les forêts de chênes verts et de cèdres défilent sous nos yeux. Le thermomètre chute un peu malgré un grand soleil. Les virages commencent à s’enchaîner pour franchir le premier col du Moyen Atlas. Nous passons Azrou et ses forêts les yeux rivés aux arbres pour apercevoir les singes magots.
Arrivés à Aïn Leuh, nous grimpons au sommet d'une petite colline pour observer le coucher de soleil. De là-haut nous surplombons le lac et l'auberge où nous dormons. C'est un dimanche soir et nous sommes les seuls. Nous sommes reçus comme des rois : thé à l'absinthe et tajine de légumes ! Le lendemain, nous atteignons les sources de l'Oum Rabia (la mère du printemps), le 2ème fleuve le plus long du Maroc. En ce début du printemps, le fleuve a un bon débit et l'oued est impressionnant à franchir en voiture.

Les couleurs de Moulay Idriss

Le mardi, ils ont profité de ma journée de cours pour visiter la ville voisine de Moulay Idriss. Un petit tour en grand taxi et les voilà arrivés à cette petite ville paisible accrochée aux montagnes. 
Sans véhicule, cette médina escarpée est très agréable à visiter et offre un beau panorama sur la campagne et ses champs d'oliviers.




Le mercredi, nous avons passé la journée à Fez : visite de l'incontournable médersa et déambulation dans les ruelles de la médina. Le souk, avec tous les animaux, les fruits et les légumes, a particulièrement plu aux enfants.
Le meilleur restera sûrement la soirée crêpes chez les frères, à l'occasion de Mardi-Gras. Natale avait prévu des masques et une playlist pour faire danser Charlie. Les sœurs se sont déguisées en douce ! Ambiance garantie !

Les enfants, de vrais petits marocains

Comme à Tunis, les enfants ont reçu ici un accueil plus que chaleureux. Tout le monde voulait les embrasser ou les prendre en photos. Elinn m'a même accompagnée en classe d'alphabétisation. Mes femmes étaient babas devant elle lorsqu'elle a lu le petit texte du cours.
Que ce soit en classe ou chez le coiffeur, elle a été prise en photo comme une star !
Charlie n'était pas en reste car sa petite bouille en a fait craquer plus d'un, ce qui lui a valu le droit de monter sur une mule à Moulay Idriss et de repartir avec une carte postale de Fez !


Mais que font-ils ?

Observation d'insectes ? ramassage de cailloux ? lavage de mains dans l'oued ? ou nausées devant les moutons ?

Surprise !

17:59:00
Visite express et surprise de Emmanuelle, la volontaire DCC de l'année dernière, que j'ai remplacée.

Depuis septembre, j'entends parler d'elle, et je vis un peu dans son "chez elle " mais je ne la connais pas vraiment. Et pourtant notre rencontre me semble très naturelle. 

Avec les frères, j'ai proposé à quelques bénévoles de venir à la maison passer l'après-midi ensemble. Et là, surprise : c'est Emmanuelle qui les accueille et leur ouvre le portail ! 
Ils en restent bouche bée ! et nous passons un super moment.


Semaine famille !

12:44:00
A peine arrivés Tunis, j'emmène Papa et Maman dans les ruelles dans la Médina direction le M'Rabet, café incontournable avec vue imprenable sur le minaret de la Zittouna, pour y siroter une citronnade et un thé à la menthe.

Dès le lendemain, nous prenons la route vers les villages berbères de Zriba, Jeradou et Takrouna. Les 2 premiers sont encore habités alors que Takrouna a été quasi-abandonné par ses habitants. De là-haut, nous surplombons la plaine. Des oliveraies à perte de vue. A Jeradou, une femme est occupée à tisser de l'alfa (fibre végétale) pour fabriquer le dessus d'un parasol de plage. Nous faisons ensuite étape à Monastir et en profitons pour nous rendre visite au plus célèbre de ses "enfant" : Habib Bourguiba y est né en 1903 et y repose dans le cimetière. Contrairement à la plupart des musulmans qui reposent sous une pierre tombale très simple et sans faire état de leur richesse, le mausolée de Habib Bourguiba ne passe pas inaperçu. Il repose dans une salle surmontée d'une coupole dorée, avec une mosquée encadrée par deux minarets. Le site permet aussi de présenter quelques effets personnels de l'ancien Leader.


Nous dormons à Sousse. Le Ribat nous ouvre ses portes pour découvrir la ville du haut du minaret. Le lendemain, nous visitons la Grande Mosquée et sa cour intérieure, qui contrairement à celle de Tunis, est accessible aux non-musulmans.

A Mahdia, le soleil est de nouveau au rendez-vous et nous faisons une belle balade sur la pointe, vers le vieux port et le cimetière marin. 


Le lendemain, nous reprenons la voiture pour aller jusqu'à El Jem. La ville est située dans une région très agricole et offre des paysages de champs de blé, d'oliveraies. Petit plus de la saison : les coquelicots en fleur et les cigognes !
El Jem est située sur le site de l'antique Thydrus qui comptait jusqu'à 40000 habitants et s'imposait en rivale de rôle. En effet, elle possédait tous les édifices emblématiques de la cité antique : temples, forum, bain, lieu de spectacle....
Aujourd'hui, il subsiste essentiellement l’amphithéâtre qui est le 3ème par sa taille après ceux de Rome et de Capoue. Il est le seul à avoir conservé ses 3 étages en si bon état. 
Malheureusement, les fortes pluies de l'orage de la veille nous empêche d'accéder aux sous-sol. Difficile d'imaginer ce lieu avec les 35000 personnes qu'il pouvait accueillir !
Le musée de la ville nous montre un champ de fouille avec des rues, maison, fontaine. Une reconstitution grandeur nature d'une maison romaine. Les plus belles mosaïques sont aujourd'hui exposées au Bardo.



Nous terminons notre circuit par une virée sur le site archéologique de Dougga. C'est une découverte pour moi et je l'attendais avec impatience. En effet, la ville n'est pas desservie par les louages et je n'ai pas encore eu l'occasion de m'y rendre.
Que dire de Dougga ? S'il n'y a qu'un site antique à visiter en Tunisie, c'est celui-là  ! Inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO, ce site impressionne par la beauté des vestiges. Et pourtant, seulement une dizaine d'hectares sont fouillés à ce jour parmi les 75ha du site.



Clichés souvenirs

13:33:00

Soirée au JFK

11:59:00
Petit changement de style avec un post, une fois n'est pas coutume, sans aucun beau paysage.

Ambiance enfumée, bières à gogo et musique : voici le "petit couloir de gauche " du JFK, un bar de la rue de Marseille où nous nous retrouvons souvent.

Cette fois, grand jaou au menu car nous fêtons le départ de Hamza à Montreal. Il a obtenu un visa de 6 mois pour travailler chez Oxfam.

Anne ² et Christophe ² font bien rire la galerie. Walid nous joue quelques morceaux et Wahid et Sabrine donnent de la voix. Malgré tout, il y a pas mal d'émotions dans l'air. Surtout lorsque Hamza retrouve Amin, son inséparable, puis découvre le petit carnet de route que nous lui avons préparé.

Retour à Tunis

12:28:00
Une fois n'est pas coutume, je m'accorde un petit privilège : nous rentrons à Tunis en avion, à partir de Tozeur. Cela nous permet de gagner une nuit de sommeil pour être en forme vendredi et terminer le séjour au mieux.
Surtout qu'il nous reste plein de choses à faire :
Emplettes au marché central, balade dans la Médina (à la recherche des babouches pointues !), visite de Sidi Bou Saïd, tri des trésors, soirée au JFK et le meilleur pour la fin : atelier cuisine de Boualem !! 


Canyons de Midès et Tamerza

11:27:00
Non, nous n'avons pas repris l'avion pour aller dans les canyons d'Arizona et vous ne verrez ni Indiens ni chevauchée sauvage en photos. 
Nous sommes dans l'oasis de Midès, village frontalier avec l'Algérie. Ce village est construit à flan de parois des canyons et nous partons pour une randonnée avec Boujema et Sidi (calcite) Mohammed.
Les panoramas sont impressionnants et nous ne nous attendions pas à des si beaux paysages. Pas à une randonnée si dure non plus : beaucoup de dénivelé, un peu de vertige, et une cheville bien sollicitée dans les descentes caillouteuses ! Et aussi un rythme de folie avec un Sidi Phosphate botté au meilleur de sa forme ! Mouch normal !
Mais l'effort vaut le coup ! Voyez par vous-mêmes :


Cascades de Chebika

10:52:00
En route pour Chebika où je retrouve Boujema avec bonheur. Toujours vêtu de son burnous et de son chèche, et chaussé de ses charentaises, il ne change pas d'un iota. Il est toujours aussi ravi de nous faire découvrir ses montagnes, en bordure du désert. 

Nous sommes ici à la frontière algérienne, pour visiter les trois oasis de montagnes et leurs villages, malheureusement abandonnés fin années 1960 lors des grandes inondations.  Nous avons les montagnes pour nous. Le ciel est voilé et nous permet de marcher à la fraîche. Très fraîche même car le vent se lève et il y a de bonnes rafales parfois. ( regardez ma veste à l'horizontal sur la 1ère photo!!)

Sur le chemin, Boujema nous ouvre les yeux sur la faune et la flore des montagnes. Il nous montre aussi des fossiles, et des pierres. Christophe ne peut pas s’empêcher d'en ramasser encore et encore, pour les montrer à Samuel. Il finira la journée avec les poches pleines de cailloux ! Le plus grand trésor est ces dents de requins. C'est bizarre de se dire, que nous marchons "dans le fond de la mer" !
Après deux belles heures de marche, nous arrivons aux cascades. Anne & Christophe ne s'y attendaient pas et ils sont bluffés de se retrouver face à ce paysage. Une source coule de la montagne et bien sûr, elle est chaude. Hop ! on sort les maillots et on fait trempette.
Une cascade chaude pour nous seuls, c'est le paradis ! 

Et en même temps, c'est triste de voir ce lieu sublime déserté des touristes. Comme s'il y avait un risque que les "terroristes" nous attendant cachés derrière un palmier !!

Escale à Tozeur

10:19:00
Au petit matin, nous plions le camp et nous retournons au village de  Sabria. 
Messaoud nous accompagne au louage pour rejoindre Kebili, puis Tozeur. Nous traversons le Chott El Jerid, un lac salé asséché. C'est très bizarre de marcher dessus. D'autant plus qu'il y a énormément de vent. Nous ne regrettons pas d'avoir nos chèches.

Nous posons nos sacs à la résidence Warda, piquons un petit somme, et c'est parti pour une balade dans la Médina de Tozeur.
Nous sommes les rares touristes dans la ville et il est difficile d'échapper aux vendeurs qui nous alpaguent. Nous nous retrouvons malgré nous embarqués dans une visite plus ou moins guidée avec un accompagnateur à qui nous n'avons rien demandé. Difficile de s'en détacher pour retrouver notre liberté dans la Médina.
Cela ne vous empêche pas de profiter de la ville, mais après le désert, nous nous sentons déjà en décalage.
Le soir, nous dînons dans un petit resto tranquille et découvrons un plat délicieux : la coucha d'agneau à la jarre ! On  se régale. L'alcool n'est pas servi, mais, une fois le resto vidé, le serveur nous propose d'aller en acheter pour nous. A condition de ne pas poser la bouteille sur la table, mais par terre, pas visible de la rue !! 


Les aventuriers dans le désert

11:54:00
En début d'après-midi, nous finissons le chargement et montons sur nos dromadaires : Albert, Norbert, Hubert et Robert. 
Et c'est parti pour une petite expé dans les dunes de sable, accompagnés pas Bechir et Marzouk. Nous passons à proximité d'un puits, malheureusement à sec. Christophe continue la balade à pied. 


Après quelques heures de marche, nous installons notre campement. Déchargement des dromadaires, recherche de bois sec, montage de la tente berbère (mais qui, en fait, n'est pas plus berbère que moi, puisque ceux-ci n'ont jamais été nomades. Encore un amalgame datant du protectorat ! ). Bechir prépare un petit feu pour un premier thé dans le désert. Que du bonheur ! Nous l'aidons ensuite à préparer les légumes. Il nous concocte un dîner de folie. Brick au thon, chorba, couscous ! Et tout ça en plein milieu du désert. Much normal !A la nuit tombée, Marzouk et Bechir sortent leur instruments de musique : flûte et bindir. Nous voilà, malgré la fatigue d'une nuit blanche dans le bus, à danser les pieds dans le sable.
 
Le ciel est dégagé et nous devinons la voie lactée. Après avoir vu le soleil se lever à Douz, nous profitons d'un joli coucher de soleil.  Nous nous endormons tôt, la tête dans les étoiles. 

Pleudihen - Sabria en 24h

11:50:00
Ça y est ! Le Père Noël a tenu sa promesse et a mis Anne & Christophe dans un avion pour me rendre visite. Les voilà arrivés à Tunis en milieu d'après-midi. Un petit thé au M'Rabet et un apéro-terrasse plus tard, nous voilà déjà tous les trois dans le bus de nuit direction Douz.

Nous descendons du bus vers 5h du matin. Le soleil se lève tout juste, les cafés s'ouvrent tranquillement, la ville se réveille tranquillement sous nos yeux. Nous prenons le premier louage pour rejoindre Sabria où  nous attend Messaoud, le fils de Bechir, le chamelier.
Nous arrivons à l'heure du premier thé, que la maman de Béchir est en train de préparer dans la cour. Elle l'aromatise au basilic frais. Je n'avais jamais goûté et c'est un délice !
Messaoud nous propose ensuite de nous balader dans le village. Il nous accompagne dans la palmeraie de Sabria. Tout le monde s'affaire déjà et il nous explique la pollinisation manuelle des palmiers dattiers, le système d'irrigation des parcelles, le problème des nouvelles palmeraies artificielles etc....Sans lui, nous serions passés à coté de tout cela, sans voir et encore moins comprendre cette activité. Nous apprenons aussi que le palmier n'est pas un arbre mais une plante, et ce que nous prenons pour son tronc est en fait une tige !!

Sur le retour, nous passons par l'école et on nous ouvre les portes du jardin d'enfants. Trop mignon ! Nous retrouvons la mère et la grand-mère de Messaoud pour les accompagner à l'enclos des chèvres. Difficile de ne pas craquer devant les petits chevreaux !

Anne & Christophe sont en Tunisie depuis à peine 24h et ils se sentent déjà là depuis toujours, complètement déconnectés. Après un premier couscous et des keftas de folie, nous préparons la tente, le chargement et les dromadaires et Yallah ! 

Petits souvenirs...

21:51:00

Camembert de folie

21:30:00
Grosse pensée pour Azenor qui a eu la sage idée de sur-emballer le camembert pour protéger nos narines. Ce fut une tentative vaine car l'odeur était "much normal". Arrivé bien bien à point, nous n'avons pas tardé à le préparer avant qu'il n'empoisonne tout le frigo. Et surtout, on a fêté le départ de Lolo aux USA : c'est pas là bas qu'elle va retrouver ce petit goût du bonheur !
L'odeur a même déréglé la couleur de l'appareil photo.
 Au menu : fois gras puis tourte normande au camembert et aux pommes. Elle est belle et dorée, mais surtout elle a diffusé une "légère" odeur dans toute la médina.
Fédération des Bnets de Sidi Saber
 Arrosée d'un petit Tariquet de Lolo, on a pourtant déclaré forfait en laissant presque la moitié du plat. Il faut dire que la météo ne se prêtait peut-etre pas à ce genre de plat bien light !
Camembert 1 - Les Bnets 0 !

Colis Pétillant

19:31:00
Un joli colis pétillant plein de bonnes choses savoureuses qui fut le bienvenu à Sidi Saber. Surtout le cochonou et le camembert ! D'ailleurs Azenor a eu bien raison de le sur-emballer car tout le colis embaumait l'odeur du bonheur !
Lucie teste déjà le caramel pendant que Laurence réfléchit déjà à une recette Invent'Yves à mijoter. Génial ce projet, et c'est vraiment sympa de voir les bouilles de enfants !
Les dessins sont déjà accrochés sur le mur de ma chambre, ainsi que la carte postale des bords de Rance. Je ne savais même pas qu'elle existait. Nostalgie...

Je vous embrasse bien fort.

Colis de la famille Nicolas

18:55:00
Voici un petit colis pleudihennais savoureux pour la bouche et l'esprit.

Joli clin d’œil avec ce CD de Bernard Lavilliers qui va me rappeler la soirée grillade mouillée chez vous ! Agnès Obel sera une découverte.
Quant au livre, disons que Anne et toi n'êtes vraiment pas amies par hasard !!! Il faisait partie du premier colis reçu et je l'ai dévoré ! Goût littéraire très bien ciblé ! Ma soeur m'a piqué le premier pour le lire à Lille, le deuxième est déjà sur la table de chevet de ma coloc !  

Merci Sophie, Alain, Jeanne & Salomé !

PS : En 1er plan vous admirerez notre nouvelle table extérieure et derrière, vous devinerez notre bellllllle piscine toute neuve ! Ou notre bassin à poissons dixit Elinn! Pas tout à fait faux puisque 3 sirènes s'y baignent régulièrement ....

Korbous

18:59:00

Escapade à Korbous pour notre dernière journée au Cap Bon.

J'arrive là bas pleine d'espoirs de pouvoir enfin me baigner dans la source d'eau chaude de Korbous. 
Du haut de la montagne, j'aperçois les gens y descendre grâce à un escalier, je me dis que c'est tout bon pour moi et ma "patte folle"...

A l'arrivée : déception : les marches s'arrêtent à quelques mètres de l'eau et ils restent à  traverser des rochers glissants ! C'est mort, je resterai au bord pour cette fois-ci.
Maman sera plus habile et plus courageuse et se jettera à l'eau, fraîche puis brûlante au niveau de la source.

Le paysage est malgré tout très beau. On voit toute la baie de Tunis, les gros tankers au loin, et les petits pêcheurs locaux.

A refaire, une fois ma cheville réparée pour se balader sur la côte et descendre jusqu'aux criques.

Le Cap Bon : Kelibia, Kerkouane & El Haouaria

18:39:00
On poursuit notre virée vers le nord du Cap Bon et on s'arrête à Kelibia pour monter à la forteresse byzantine qui domine la ville et son port de pêche.
La vue sur les remparts est belle et ça fait du bien de visiter un lieu touristique sans se sentir trop seul ! Le 9 avril est un jour férié et visiblement, les Tunisiens profitent aussi de cette journée libre pour découvrir des lieux.
Nous logeons un peu plus haut dans le cap, à El Haouria. Le village est petit, sans charme particulier, par contre les côtes sont magnifiques. Très sauvages et encore préservées du tourisme de masse. L'été, le coin est prisé pour la pêche et la plongée en apnée.



Notre résidence, Dar Toubib, est un ensemble de chambres autour d'une cour centrale ombragée. C'est assez sommaire, un peu vieillot niveau déco mais très mignon. Je ne savais même pas que ce genre de poste TV existait encore !
Cimetière de bateaux....

Les côtes du Cap Bon et ses habitants ! 

La cité antique de Kerkouane


On se rend sur le site de Kerkouane, entre Kelibia et El Haouaria pour visiter les ruines de cette ville antique.
Les vestiges sont sur un promontoire qui domine la mer. La promenade est tranquille, le site quasi-désert.



Les deux soirs suivants, nous dormons au Dar Damian, à l'écart du centre d'El Haouria. On change de standing et je goûte au plaisir du jacuzzy. Pour le bien de ma cheville uniquement, bien évidemment !

La terrasse d'en haut nous offre un magnifique coucher de soleil sur l'île de Grombalia. Avec Papa, on ne tarde pas trop là-haut car le vent est fouettant.

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