La ville de Meknès reste souvent à l'ombre de sa voisine, Fez, qui a bénéficié d'un développement touristique favorable. L'histoire dit que la ville fut longtemps boudée par Hassan II. En effet, lors d'une visite officielle, les habitants mirent un âne devant le roi, pendant le défilé ! Grave erreur ! Il ne revint plus à Meknès et freina le développement touristique de la cité.
Cette disgrâce est sûrement ce qui a permis à Meknès de conserver son charme et son authenticité. Pas de zone hôtelière et de bus à gogo ! Beaucoup moins de magasins à touristes, de sollicitations de part et d'autres. C'est très paisible.
A partir du Centre Saint Antoine, je décide de commencer l'exploration de la médina de Meknès. Les murailles sont très présentes et ne sont pas uniquement autour de la Médina, mais la séparent aussi en quartiers. Je crois qu'il y a plus de 40 km de remparts ! Elles ont été construites par le sultan Moulay Ismael, qui a voulu faire de la ville une puissante cité impériale.
J'y retrouve des ruelles étroites, enchevêtrées, des maisons hautes avec peu de fenêtres. La couleur jaune orangé est partout sur les murs. Et bien sûr, ça commence à sentir la paille, qui accueillera les moutons dans quelques jours pour la fête de l'Aïd.
On appelle aussi Meknès "la ville aux 100 minarets". De la terrasse du Centre Saint Antoine, il est toujours aussi magique d'entendre les appels à la prière se répondre et résonner dans la médina.
Malgré sa faible activité touristique, la ville organise des événements culturels, notamment le FICAM, Festival de Cinéma d'Animation. Cette année, la ville a ainsi accueilli le réalisateur Michel Ocelot (Kirikou) et l'actrice Dominique Frot et quelques dizaines d'autres personnes de ce milieu.
Nous avons été convié à la projection du film "Ma vie de Courgette" et près de 80 élèves de tout âge sont venus.
De même, avec une partie de mes élèves du groupe de Moyen et quelques étudiants sub-sahariens, nous avons eu la chance de rencontrer Djilali Beskri, le réalisateur de "Contes d'Afrique". Ce moment d'échange était très riche, et il m'est difficile de dire qui de mes élèves ou du réalisateur était le plus impressionné. Cela restera un beau moment pour tous !
Nous avons été convié à la projection du film "Ma vie de Courgette" et près de 80 élèves de tout âge sont venus.
De même, avec une partie de mes élèves du groupe de Moyen et quelques étudiants sub-sahariens, nous avons eu la chance de rencontrer Djilali Beskri, le réalisateur de "Contes d'Afrique". Ce moment d'échange était très riche, et il m'est difficile de dire qui de mes élèves ou du réalisateur était le plus impressionné. Cela restera un beau moment pour tous !






















