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Une balade dans Meknès

15:49:00

La ville de Meknès reste souvent à l'ombre de sa voisine, Fez, qui a bénéficié d'un développement touristique favorable. L'histoire dit que la ville fut longtemps boudée par Hassan II. En effet, lors d'une visite officielle, les habitants mirent un âne devant le roi, pendant le défilé ! Grave erreur ! Il ne revint plus à Meknès et freina le développement touristique de la cité.

Cette disgrâce est sûrement ce qui a permis à Meknès de conserver son charme et son authenticité. Pas de zone hôtelière et de bus à gogo ! Beaucoup moins de magasins à touristes, de sollicitations de part et d'autres. C'est très paisible.

A partir du Centre Saint Antoine, je décide de commencer l'exploration de la médina de Meknès. Les murailles sont très présentes et ne sont pas uniquement autour de la Médina, mais la séparent aussi en quartiers. Je crois qu'il y a plus de 40 km de remparts ! Elles ont été construites par le sultan Moulay Ismael, qui a voulu faire de la ville une puissante cité impériale.

J'y retrouve des ruelles étroites, enchevêtrées, des maisons hautes avec peu de fenêtres. La couleur jaune orangé est partout sur les murs. Et bien sûr, ça commence à sentir la paille, qui accueillera les moutons dans quelques jours pour la fête de l'Aïd.

On appelle aussi Meknès "la ville aux 100 minarets". De la terrasse du Centre Saint Antoine, il est toujours aussi magique d'entendre les appels à la prière se répondre et résonner dans la médina.

Malgré sa faible activité touristique, la ville organise des événements culturels, notamment le FICAM, Festival de Cinéma d'Animation. Cette année, la ville a ainsi accueilli le réalisateur Michel Ocelot (Kirikou) et  l'actrice Dominique Frot et quelques dizaines d'autres personnes de ce milieu.
Nous avons été convié à la projection du film "Ma vie de Courgette" et près de 80 élèves de tout âge sont venus.

De même, avec une partie de mes élèves du groupe de Moyen et quelques étudiants sub-sahariens, nous avons eu la chance de rencontrer Djilali Beskri, le réalisateur de "Contes d'Afrique". Ce moment d'échange était très riche, et il m'est difficile de dire qui de mes élèves ou du réalisateur était le plus impressionné. Cela restera un beau moment pour tous !

Ksar Aït Ben Haddou

13:16:00
Dur, dur de quitter M'Hamid et son désert tant cet endroit est magique mais pas le temps de s’éterniser, la route du retour nous attend. 

Décor de cinéma grandeur nature
Direction Aït Ben Haddou situé à 30 km au nord de Ouarzazate. Nous y arrivons de nuit mais nous prenons le temps, le lendemain matin de visiter le vieux ksar magnifique, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et qui a servi de décors pour de nombreux films (Lawrence d’Arabie, Astérix mission Cléopâtre, Gladiator…). Heureusement, que nous sommes arrivés tôt, car le village est rapidement pris d’assaut par les touristes ! Des cars de coréens en vue : fuyons !

De retour en voiture, nous suivons la petite route de Télouet, direction Marrakech. Le trajet est long, le bitume aléatoire mais les paysages toujours aussi incroyables au travers des montagnes du Haut Atlas parsemées de petits villages berbères.


Le retour à Marrakech puis Casa risque d'être violent. 

Le désert de Erg Chigaga

13:10:00

Thés et nuits étoilées 

Arrivés au lieu de campement, nous grimpons rapidement sur les dunes pour assister au coucher de soleil, pendant que les chameliers montent les tentes et préparent le repas. La vue est magnifique. Nous en prenons plein les yeux. Après avoir mangé un bon tajine, bu plusieurs thés, nous ne nous lassons pas d’admirer les étoiles et la lune, rarement vue aussi brillante.
Il est déjà l’heure d’aller se coucher, dans notre tente, sous de bonnes couvertures bien chaudes car les nuits sont encore fraîches.

Le lendemain matin, le pain chaud est déjà prêt à notre réveil. Les tentes sont ensuite démontées et nous repartons pour une nouvelle marche. Un par un, nous montons sur l’un des dromadaires. Le confort dessus est tout relatif mais il fallait le faire ! 

A la recherche des dromadaires !

La pause du midi est l’occasion de déguster une salade et une omelette berbère préparée in situ par Aissa. Mais surprise à la fin du repas, les dromadaires ont disparu ! Les chameliers partent à leur recherche et finissent par les retrouver au bivouac du matin (à deux heures de là !). A leur retour, nous partons pour le prochain lieu de campement. Les dromadaires étaient bien fatigués ! 
Dès l’arrivée, les garçons sont de corvée de bois, pendant que les filles admirent la vue du haut de la dune. Le soir, nous assistons à la préparation du pain de sable, directement cuit dans le sable chaud. Un vrai délice ! A déguster sans modération avec un bon tajine de mouton ! 


La veillée est l’occasion de discuter avec les chameliers et de les écouter chanter quelques chants traditionnels berbères..
Nous nous levons tôt pour assister au lever du soleil avant de déguster les beignets préparés par un des chameliers ! Nos papilles sont comblées. Mais, c’est déjà l’heure du retour vers la palmeraie et l’auberge où nous attend une bonne douche chaude, ce qui n’est pas du luxe après deux jours dans le désert !

Ouarzazate et la vallée du Draa

12:23:00
Lundi matin, direction le loueur de voiture pour récupérer notre magnifique Citroën C-Elysée, flambant neuve (bonne idée puisque nous partons sur les petites routes du désert !). Après un bon petit-déj, nous prenons la route du  col de Tichi n’ Tichka qui mène à Ouarzazate. 

La plus belle route du Maroc....enfin quand les routes sont finies !

Les paysages de montagne sont magnifiques ! Mais dur dur de s’arrêter pour prendre des photos sans être alpagués par des vendeurs de « minéraux », si on peut  encore appeler ça comme ça, les couleurs paraissent plus que douteuses ! Leur présence est un peu oppressante et nous sommes obligés de partir rapidement.



Voir Ouarzazate et mourir... (de faim)

Dans l’après-midi, nous arrivons sur Ouarzazate, où nous partons découvrir la Kasbah (ancienne résidence du Pacha) et le ksar (ancienne ville). Nous profitons du soleil du soir qui nous chauffe encore et donne de belles couleurs aux murs du ksar.
Le soir, nous allons manger dans un petit restaurant sur la place principale où le patron débordé par le nombre de clients (seulement nous 8 !) et la variété de nos commandes, a mis plus d’une heure et demie pour tous nous servir ! N’ayant pas tous les ingrédients, il envoyait ses deux filles les chercher au compte-goutte ! J'ai cru mourir de faim en attendant mon assiette : presque 1H30 !


Mardi, lever matinal pour partir sur la route de la vallée du Draa, qui mène au désert. Les paysages changent, les palmeraies apparaissent. Après un arrêt express pour acheter le chèche indispensable, nous arrivons à 14h30 à l’auberge Tigida où nous attendent les chameliers pour deux jours en bivouac sauvage dans le désert. Juste le temps d’avaler un thé, de charger les trois dromadaires et nous sommes partis pour deux heures de marche. 


Arrivés au lieu de campement, nous grimpons rapidement sur les dunes pour assister au coucher de soleil, pendant que les chameliers montent les tentes et préparent le repas. La vue est magnifique. Nous en prenons plein les yeux. Après avoir mangé un bon tajine, bu plusieurs thés, nous ne nous lassons pas d’admirer les étoiles et la lune que nous n’avions jamais vue aussi brillante. Il est déjà l’heure d’aller se coucher, dans notre tente, sous de bonnes couvertures bien chaudes car les nuits sont encore fraîches.

La fine équipe 
PS : Merci à Solène pour l'emprunt littéraire. Les Royalties seront reversés en cacahuètes meknessis !

Les affaires sensibles

18:12:00
On m'avait prévenue avant d'arriver que 2 sujets de conversation étaient particulièrement à éviter au Maroc : le Roi, très respecté Commandeur des Croyants, et la situation politique du Sahara occidental. J'ai été sage et je ne me suis pas aventurée dans ces débats. J'ai pourtant un peu fouiné sur le Net, pour en savoir davantage. 

Je suis tombée sur 2 documentaires intéressants que je vous conseille, si ça vous intéresse : 

Tout d'abord, un docu sur l'affaire Ben Barka, et plus globalement les années de plomb sous le règne de Hassan II "Ben Barka, l'obsession":

Et enfin, un documentaire, pas très objectif et mais intéressant sur la situation politique et notamment la culture sahraoui  "Un mur dans le désert" :

Pour autant, n'émettons pas de jugement trop hâtif sur le pays et ses "troubles", le Roi actuel semble jouer autant que possible de modernité avec les stigmates de son passé. Et après tout, quel pays au monde n'a pas de dossiers sensibles ?! 

Un article plus récent, porteur d'optimisme :

Et un docu sur le parcours du Roi Mohammed VI, depuis son enfance :

Achoura chez Fayrous

10:11:00
Depuis quelques jours, une poignée de bénévoles se concertent pour organiser Achoura. Je comprends des bribes de leurs conversations mais je ne saisis pas encore tout.
Hamid m'explique que je suis conviée dimanche après-midi. Fayrous a accouché d'une petite fille, il y a 4 mois et elle propose de nous accueillir chez elle.
Je rejoins donc Naima et Ghizlane place El Hedim et nous allons en voiture chez elle. Là-bas, nous retrouvons quelques bénévoles déjà installés. C'est la première occasion pour moi de les rencontrer hors du Centre et de prendre le temps de les connaître un peu mieux.


Achoura, c'est quoi ?

Achoura est historiquement une fête juive. En en faisant une fête musulmane, le Prophète établit un lien entre les deux religions.
"Acouhra" serait un mot dérivé de l'arabe "asharah" عشرة ,qui signifie le nombre 10. Historiquement, un compagnon de Mohammed demanda aux juifs de Médine pourquoi ils jeûnaient le 10 du mois du Muharram (C'est-à-dire le mois suivant l'Aid El Kebir). Ils lui répondirent qu'ils perpétuaient la tradition de Moïse qui a jeûné Yom Kippour pour remercier Dieu d'avoir sauvé les enfants d'Israël. 
« Nous avons plus de droits sur Moïse que vous », aura affirmé le Prophète, établissant ainsi une continuité entre l’Islam et les autres prophètes. Il jeûna ce jour-là et conseilla aux musulmans de faire de même. 

Pour différencier fêtes juive et musulmane, le Prophète demanda aux musulmans de jeûner le 09 et le 10 de Muharram, premier mois de l’année musulmane. Quoique recommandé par le Prophète, ce jeûne reste volontaire, et deviendra même facultatif quand l’introduction de l’obligation du jeûne du Ramadan eut lieu quelques années plus tard.

Aujourd'hui, Achoura n'est pas fêtée avec la même importance et de la même façon dans tous les pays musulmans sunnites ou chiites.
Dans certains pays à confession chiite, comme en Irak ou Iran, cette fête symbolise le grand jour de deuil marqué par la "Passion d'al-Hussein". Dans les rues, Les hommes se flagellent et s’infligent des coups jusqu’au sang. Les gens se lamentent sur la mort de Hussein.
Ils considèrent, que mis à part les veillées coraniques, les autres pratiques de Achoura sont hérésie !

En Tunisie, l'Achoura commémore aussi le martyre des petits-fils du prophète. C’est un jour où l’on se souvient des morts : il est de coutume d’aller rendre visite aux défunts et d’allumer des bougies autour de la tombe du saint patron du cimetière. 
Dans certains endroits, la veille au soir, les enfants font de grands feux (signe de purification ) et sautent par-dessus en chantant. Dans la région de Gabès, ils font la visite des maisons avec un petit roseau, appelé achoura, que les adultes remplissent de bonbons et de monnaie.

Ici, au Maroc, cette journée est plutôt festive , c'est la fête des enfants et de la famille : on achète de la « fakya » (un mélange de fruits secs), des jouets pour les enfants, des instruments de musique pour festoyer mais certains jeûnent aussi et organisent des veillées coraniques.  C'est aussi un jour de partage et de charité. Achoura rappelle l'obligation de faire l'aumône, la Zakat, destinée à aider les plus démunis.

Au Maroc, il semble que l’Islam soit pratiqué ce jour-là à dimension humaine, avec une signification sociale indéniable, au grand dam de tous les fanatiques.


La fête de l'Aïd au Maroc

12:46:00
Comme partout au Maghreb, cette fête est célébrée (lundi 12 septembre cette année) dans toutes les familles marocaines. 
C'est aussi la fête pour les chats !

L'Aïd El Kebir : qu'est-ce que c'est ?


Cette "grande fête" marque la fin du pèlerinage à La Mecque, l'un des 5 piliers de l'Islam. Cette fête commémore le sacrifice que Dieu demanda à Abraham pour tester et éprouver sa foi, en sacrifiant son fils, Ismaël. Il fut arrêté par Gabriel, qui remplaça l'enfant par un mouton. 
Cela marqua aussi la fin des sacrifices d'enfants.

Aujourd'hui

Eliès, le petit-fils de la famille, réclame une photo de lui.
Les musulmans commémorent cet événement en sacrifiant un animal. C'est surtout un moment de convivialité, de retrouvailles et d'hospitalité.

A cette occasion, me voici donc invitée à partager ce moment chez mes voisins, Mr Nasser et sa famille.


Cette fête dure généralement 3 jours :
Le premier jour, la plupart des marocains sacrifient le mouton et préparent le Boulfafe et la Douara, à partir des organes de l'animal.

Le deuxième jour, c'est le couscous et les brochettes qui sont servis.
Mr Nasser sert le traditionnel thé.

Enfin, le troisième jour est consacré au découpage de la viande. Beaucoup de personnes le font à la maison; mais d'autres vont choisir l'option du boucher, pour se simplifier la tâche. 


Un voisin vient les aider au sacrifice du mouton. Cela se passe dans la cour de la maison.

Nous buvons tous ensemble le traditionnel thé marocain (recette su un post à venir) puis passons à table.


Just for fun :


Avant de partir....

20:26:00

La Tunisie vue d'ici....

Entre modernité et tradition, entre appels à la prière et chansons qui résonnent dans la médina, entre un plat de couscous et des makhroudhs, on s'assoit avec un thé au jasmin et on ressent la Tunisie....
Tous ces mots sont sûrement loin de ceux rapportés par les médias ces derniers mois et pourtant, ils sont ceux qui racontent la Tunisie.
Je sais que l'actualité est plutôt mauvaise pour l'image des pays musulmans. Je sais que certains voyageurs globaliseront la situation à l'ensemble de ces pays. Cependant, ils se trompent : chaque pays a ses spécificités, les conditions sécuritaires ne sont pas du tout les mêmes d'un pays à l'autre, voire pour chaque région d'un pays. 

Vue par les autorités

Pour vous renseigner sur la question sécuritaire en Tunisie, consultez le site du MAE, et la rubrique "conseils aux voyageurs". Cette carte y indique le niveau sécuritaire par zone. (Bizarrement, ni Paris ni Bruxelles n'ont jamais changé de couleurs!!)

Concernant la Tunisie, vous y verrez ainsi que seuls les régions montagneuses près de Kasserine et que les zones désertiques sud proches des frontières Lybie / Algérie sont fortement déconseillées.

Cela laisse l'embarras du choix pour se balader et sillonner le pays !

Vue par les touristes

Hamdullah, les touristes ne s'y sont pas vraiment trompés à en croire ce sondage. La Tunisie reste la 2ème destination parmi les pays de confession musulmane.


Alors....

Oui, la Tunisie est un pays sûr. 
Non je ne m'y sens pas en insécurité et aucun de mes "visiteurs" ne me contredira.
Non, je n'ai pas d'action à l'Office du Tourisme Tunisien, juste de magnifiques souvenirs dans ce pays.
La preuve en images, si vous n'étiez pas encore convaincus !
La Tunisie des oasis
La Tunisie des sables
La Tunisie antique
La Tunisie montagneuse
La Tunisie paradisiaque
La Tunisie verdoyante
La Tunisie historique 
La Tunisie culturelle
Ici, entre le brin de jasmin et le verre de thé, difficile de faire plus chaleureux.... Seul le soleil, semble-t-il, pourrait concurrencer le cœur des Tunisiens.


Carte d'identité du Maroc

11:55:00

Petit descriptif rapide du pays (merci au guide du Routard)



Superficie : 710 850 km² avec le Sahara occidental et 446 550 km² sans
Population : 34 millions d'habitants (recensement 2014).
Capitale : Rabat

Religions : l'islam
Langue officielle : arabe et amazigh sont les langues officielles. Le dialectal et le français sont utilisés couramment.
Monnaie : le dirham


Chef de l'État : le Roi Mohammed VI depuis Juillet 1999. (Monarchie constitutionnelle )

Salaire minimum : environ 24000dh (environ 225€)


Sites inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco : 


  • les médinas de Fès (1981) et de Marrakech (1985), 
  • le ksar d'Aït-Benhaddou (1987), 
  • la ville historique de Meknès (1996)
  • la médina de Tétouan (1997), 
  • le site de Volubilis (1997), 
  • la médina d'Essaouira (2001), 
  • la cité portugaise d'El-Jadida (2004), 
  • Rabat, capitale moderne et ville historique : un patrimoine en partage (2012) et Rabat (2012).
À son arrivée au pouvoir, Mohammed VI a hérité de trois gros fléaux : la corruption, le trafic au noir et le trafic de drogue (le Maroc est le deuxième exportateur mondial de haschisch).
Aujourd’hui, force est de constater que l’économie du pays, pourtant très dépendante de la vitalité du secteur agricole et de la conjoncture européenne, résiste plutôt bien, avec une croissance de 2,4 % en 2014, autour de 5 % prévue en 2015, et une diminution de son déficit commercial (notamment grâce à la baisse de la facture énergétique).

Les blagues de l'administration tunisienne

21:20:00
L'obtention de la carte de séjour est un parcours du combattant et un travail de longue haleine. Il faut compter au minimum 6 mois pour obtenir la carte définitive (sachant que la provisoire est périmée en 3 mois! )

Episode 1

L'an passé, j'ai du faire des pieds et des mains pour accélérer la procédure. Enfin surtout du pied, puisque je suis allée au ministère le pied encore plâtre, j'ai réussi à monter en douce jusqu'au 3ème étage, lieu sacré où sont délivrées les cartes. 
A l'étage, la sécurité est arrivée à grand renfort de kalach lorsqu'ils ont remarqué que je n'avais pas d'accréditation... C'est vrai qu'à la vitesse où j'ai monté les étages en béquilles, je représentais un sacré danger sécuritaire ! Peu importe, quelques minutes d’apitoiement plus tard, ma carte  est prête mais non signée. Le responsable prend sa pause déjeuner... revenez demain. 
Sauf que têtue comme je suis, et après 1 heure de marche en béquilles et 3 h d'attente, je ne suis pas vraiment décidée à repartir les mains vides. Je patiente donc "sagement"....Lorsque le dit-responsable arrive, il s’apprête à signer ma carte lorsque celui-ci remarque ma profession "enseignante". 
Il décide que cela ne va pas puisque je travaille pour l’archevêché. 
Je serai donc "Enseignante à l'église". Il me semblait que Halfaouine était connue pour sa grande mosquée et non pour son église mais bon.... 

Episode 2

Cette année, on m'annonce que ma carte est prête... enfin presque revenez demain... enfin attendez encore quand même. Euh bon, finalement, allez la chercher au commissariat de Bab Souika.
C'est reparti !
Et la-bas, en effet elle est prête, signée, datée. Tout semble parfait jusqu'au moment où je la retourne et découvre ma profession : PASTEUSE !! 
Je me demande encore si je suis la femme d'un pasteur protestant ? spécialiste des pastas ? descendante de Pasteur ???
Ou femme du Pape comme on me l'a demandé à l'entrée d'un musée ! ??

En tout cas, elle est collector, et je ne l'échangerai pour rien au monde ! 

Challenge UNESCO relevé

14:46:00

Flore de Tunisie

10:40:00

Jolis clichés de Bulla Regia

08:11:00

Le Prix Nobel de la Paix, célébré par les élèves de la Manouba.

09:08:00
Le  Prix Nobel de la Paix a été attribué, le jeudi 10 décembre, au "Dialogue national Tunisien", un quartet d'associations de la société civile, ayant permis de sauver la transition démocratique entamée après le renversement de Zine El-Abidine Ben Ali.

A cette occasion, Père Domenico, directeur de l'école primaire de la Manouba, nous demande, à Florence et moi, de préparer un projet pour impliquer les enfants dans cette journée historique.
Après le discours du directeur, l'hymne fut repris par tous pendant que le drapeau tunisien circulait dans la cour.
Les enfants ont chantés, déclamés des poèmes sur le thème de la paix d'Andrée Chedid et de Mahmoud Darwich, accrochés des vœux sur un arbre spécialement décoré dans la cour. Une colombe, apportée par un élève, s'est envolé sous nos yeux.


Père Domenico a conclu : " Chers enfants, souvenez-vous de cette journée qui fera partie de l’Histoire de la Tunisie. Un jour, vous pourrez dire avec fierté à vos enfants : j'étais là le jour du Prix Nobel, mon école nous a fait vivre ce moment. Je sais que mon pays a donné au monde un bel exemple pour résoudre ses problèmes par le dialogue."

Ce fut pour moi une matinée très émouvante. Sûrement un des plus beaux moments de ma coopé jusqu'à présent !

Magnifique Emel ! Yahya Tounes !

08:17:00
Le jeudi 10 décembre, le Prix Nobel de la Paix a été attribué à la Tunisie. 
Le "Dialogue Nationale Tunisien", quartet qui regroupe des organisations de la société civile, a permis de sauver la transition démocratique, entamée après le renversement de Ben Ali, et éviter, grâce au dialogue, une probable guerre civile.
Emel Mathlouthi a écrit cette chanson pendant la révolution et la réinterprète lors du concert hommage.



Nous sommes des hommes libres qui n’ont pas peur,
Nous sommes des secrets qui jamais ne meurent,
Et de ceux qui résistent nous sommes la voix,
Dans leur chaos nous sommes l’éclat.
Je suis le droit des opprimés,
Arraché par des chiens
Qui pillent le pain quotidien
Et ferment les portes devant l’éclat d'idées.

Je suis de ceux qui sont libres et n’ont pas peur,
Je suis des secrets qui jamais ne meurent,
Je suis la voix de ceux qui ne renoncent pas,
Je suis libre et ma parole est libre.

Je suis libre et ma parole est libre.
N’oublie pas le prix du pain,
N’oublie pas celui qui a semé en nous le chagrin,
N’oublie pas celui qui nous a trahis.

Je suis de ceux qui sont libres et n’ont pas peur,
Je suis des secrets qui jamais ne meurent,

Je suis la voix de ceux qui ne renoncent pas,
Je suis le secret de la rose rouge,
Rougeur que l'on a adulée des années,
Et dont l’odeur a été enterrée
En une journée.
Elle est sortie son voile en feu,
Pour appeler les hommes libres

Je suis une étoile dans l’obscurité,
Je suis une épine dans la gorge de l’oppresseur,
Je suis un vent par le feu attisé,
Je suis l’âme de ceux qui n’oublient pas,
Je suis la voix de ceux qui ne meurent pas.

Du fer, je forme de l'argile,
Avec laquelle je construis une nouvelle idylle
Qui devient des oiseaux,
Qui devient des maisons,
Qui devient vents et pluies.

Je suis les libres du monde uni,
De cartouches je suis.

A la recherche des peintures rupestres

09:31:00

Grand soleil mais vent frais. Pas grave, on est motivés. Organisée par le Centre d'Etudes de Carthage, nous participons à une journée de découverte du patrimoine tunisien.

Nous nous arrêtons tout d'abord sur le site archéologique de Abthugnos. Ce fut, à l'époque romaine, un site prospère et l'on peut encore y deviner des monuments et des bâtiments. On a même trouvé des stèles inscrits au nom des empereurs Adrien et Tajan.

Nous avons repris la route en direction de Jebel Bou Slam. Sur les parois d'une grotte, on devine des traces de peintures millénaires. Des mains, une sorte de bonhomme qui danse...



Dernière étape à Takrouna.

C'est un village berbère à une heure de route au sud de Tunis. Il est situé sur une colline dominant les plaines alentours. Je n'avais jamais entendu parler de ce village et c'est une découverte inattendue.
Les villageois l'ont déserté pour s'installer dans la plaine et profiter de plus de confort. Quelques habitants nous accueillent encore et un café-artisanat est de nouveau ouvert, tenu par la fille d'un ancien habitant.




Orage sur la Médina

09:13:00

Aïd et Kebir

12:54:00
Cette année, je suis de nouveau invitée par la famille de Wael à célébrer l'Aïd. Pas de photos aussi sanguinolentes que l'an passé car nous arrivons "après la bataille". Son papa a traditionnellement égorgé le mouton qui est aussitôt grillé dans la cour de la maison.
Il est accompagné d'un couscous, de salades, de harissa...etc.
Comme d'habitude, nous nous régalons et nous passons un moment très convivial.


Le lendemain soir, Wahid nous rapporte des morceaux du mouton de sa famille. En effet, la tradition veut que les familles partagent une partie du mouton, notamment les plus démunis. Pour ce soir, nous ferons donc les démunies, avec plaisir !
Hamza se joint à nous pour partager le repas, et aider à le préparer.


Un air de Tunisie

11:33:00
Voici une petite playlist de ce qui sonne souvent à mes oreilles ici. Ce sont des artistes tunisiens, algériens etc très appréciés ici....
Je l'alimenterai davantage au fil du temps et des nouveautés !
Je la laisse en accès direct dans le menu de droite....
C'est parti : branchez vos hauts-parleurs !!!

Street Food

15:43:00

 Les étalages de rues : fruits, légumes, dattes, makroudh

Le mlewi

 C'est une sorte de crêpe chaude garnie de plein d'ingrédients et que l'on mange roulé, comme une crêpe.

La salade tunsia & mechouia

La salade tunsia est une salade de crudités à base de tomates, oignons et piments. Souvent servie avec du thon, des olives et de la salade méchouia. Celle-ci est une salade de légumes grillés à feu vif, à bas de tomates et de piments. Parfois, beaucoup de piments !!!

 

Les mezzeh

 En attendant le plat principal, les restaurants servent toutes sortes d'entrées, dont les salades, mais aussi de la chorba (de la soupe) , comme un bouillon avec parfois des boulettes de viandes ou du poisson. Elles sont souvent épicées à la harissa !!

Les fulls

Ce sont des fèves cuites à l'eau, assaisonnées au cumin & sel .... cuisinées par des vendeurs ambulants. Un délice.

La tastira

Le repas de samedi midi que nous prenons à la Baraka pour le manger sur la terrasse. 
C'est un délicieux mélanges de tomates frites, d'oeufs coupés en fin morceaux et  de poivrons pimentés, assaisonnés de cumin, poivre et huile d'olives.

Le chapati

C'est un pain rond qui l'on chauffe et que l'on garni d'omelettes, jambon, crudités.... ce que l'on veut. Un peu de mayo & harissa bien sûr 

Le leblebi

C'est un plat populaire, particulièrement consistant, préparé à base de pois chiches, d'ail, cumin, carvi et harissa. On le mange en y émimettant des petits morceaux de pains qui gonflent dans la préparation. On peut y ajouter un oeuf.

 Juste pour le plaisir des yeux....

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