Bling-bling et embruns

La mosquée Hassan II

Avec Yann & Solène, maintenant que nous sommes les fiers détenteurs de notre carte de séjour, nous programmons de visiter la Mosquée Hassan II à Casablanca. 
Pourquoi attendre la carte de séjour ? Parce que notre statut de résident nous donne droit au mi-tarif à l'entrée, ce qui n'est pas négligeable puisque les touristes doivent, eux, débourser 120 Dh ! (les musées nationaux coûtent en général 10 Dh) et que c'est la seule mosquée marocaine ouverte aux non-musulmans !
En effet, pendant le protectorat, le français Lyautey a instauré l'interdiction d'entrer dans les mosquées aux non-musulmans afin de préserver leur culte, face à la forte présence française et dans un contexte de forte tension sociale. Cette mesure est ainsi aujourd'hui toujours en vigueur.

Bref, cette mosquée ne fait pas partie de celles qui ont le plus de charme, c'est surtout un bijou de technologie et d'artisanat marocain. La visite est guidée et on sent bien le discours officiel : le guide n'oublie pas de citer Bouygues (pour la construction) et les 6000 gentils artisans "bénévoles". C'est plus flou au sujet de l’impôt obligatoire qui fut demandé au peuple marocain, toutes couches sociales confondues.


Mais bon, le résultat est là : une mosquée construite sur l'eau, une partie du plancher (chauffé) est vitré, avec un toit ouvrant, un hammam-spa au sous-sol, tout cela avec du marbre d'Agadir, du verre de Murano et du cèdre d'Azrou.
A l'extérieur, au sommet du minaret le plus haut du monde (210m), un rayon laser pointe vers La Mecque. Elle peut accueillir jusqu'à 25000 fidèles à l'intérieur, plus 80000 dans les cours ! Je vous laisse imaginer l'ambiance lors des soirées de Ramadan ....

Forcément, on en a plein les yeux ! 

El Jadida : la cité portugaise

Changement d'ambiance le lendemain : remparts portugais classés UNESCO et brises marines au menu !

La médina de cette ville change des médinas arabes habituelles car celle-ci porte encore l'empreinte de la présence portugaise pendant plus de 2 siècles. De plus, contrairement à la plupart des villes marocaines, elle n'abrite pas de mellah (quartier juif) : ceux-ci se mêlaient à la population et s'y installaient normalement. 

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