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La Tunisie
Aïd El Kebir
Un peu d'histoire
Lors de cette fête du mouton ou fête du sacrifice, un mouton est sacrifié puis consommé lors d'un repas de famille.
Cette fête commémore le sacrifice d'Ibrahim :
Ibrahim avant d’avoir Isaac avec Sarah qui était stérile, a conçu un enfant avec sa servante, un garçon nommé Ismaël, pour assurer sa postérité. Mais Sarah finit par tomber enceinte et par donner naissance à Isaac. Lorsque Ibrahim reçoit l’ordre de sacrifier son fils et honorer son Dieu, ce n’est pas à Isaac le fils de Sarah, mais à Ismaël le fils de sa servante qu’il va songer pour le sacrifier sur l’autel de l’absurde. Et Dieu met tout le monde d’accord en préservant l’enfant… et en le remplaçant à l’ultime minute, un mouton « envoyé du ciel » (comme Abraham avec son fils Isaac dans la tradition juive).
Cette fête commémore le sacrifice d'Ibrahim :
Ibrahim avant d’avoir Isaac avec Sarah qui était stérile, a conçu un enfant avec sa servante, un garçon nommé Ismaël, pour assurer sa postérité. Mais Sarah finit par tomber enceinte et par donner naissance à Isaac. Lorsque Ibrahim reçoit l’ordre de sacrifier son fils et honorer son Dieu, ce n’est pas à Isaac le fils de Sarah, mais à Ismaël le fils de sa servante qu’il va songer pour le sacrifier sur l’autel de l’absurde. Et Dieu met tout le monde d’accord en préservant l’enfant… et en le remplaçant à l’ultime minute, un mouton « envoyé du ciel » (comme Abraham avec son fils Isaac dans la tradition juive).
En souvenir, chaque famille sacrifie son mouton après l’avoir câliné et
bichonné pendant plusieurs jours. Une semaine avant la fête, d’immenses
marchés s’organisent.
Une fois acheté, l’animal est engraissé jusqu’au
jour de la grande fête. Le sacrifice suit la grande prière collective.
Ceux qui n’ont pas trop de moyens achèteront du mouton en morceaux la
veille, pour faire «comme si »...
La fête donne lieu à un moment de partage. Elle est prétexte à réunir tout le monde. Les familles pauvres se voient souvent offrir des moutons, cadeau des plus riches de la communauté.
En classe
La veille, avec les 4èmes, je prétexte le rituel de la phrase à inventer pour les faire s'exprimer sur la fête de l'Aïd.
"Inventez une phrase avec les mots : demain et famille"
Très rapidement, les réponses fusent :
- Demain, avec ma famille, nous fêterons l'Aïd et nous mangerons du mouton."
Je feins l'ignorance et leur demande m'expliquer.
" On a acheté un mouton. Je l'ai baladé et samedi, Papa va l'égorger pour qu'on le mange. "
- Et vous, en France, vous mangez du mouton pour l'Aïd ?
Rapidement, la conversation se détourne vers Noël, l'anniversaire du Petit Papa Noël (!), et soudain, la question fatidique arrive :
-Et toi, tu manges du cochon ?
-Euhhh.... moui....
Regards choqués, visages effarés, grimaces et nez bouchés.... Mais c'est "haram".
Je leur explique, bien évidemment ils s'en doutaient... et finalement la curiosité prend le dessus, les questions se précisent, probablement celles qu'ils ne posent jamais :
" Et c'est bon ? tu le cuisines comment ? tu manges quel morceau ? ils sont gris ou roses les cochons ? ils ont quelle taille ? ça a quel goût ? "
Je leur réponds simplement mais bien sûr je ne vais pas jusqu'à leur avouer que je viens du pays du cochon, où il y en a presuqe plus que d'habitantes, que ma valise était pleine de pâté et que ça me MANQUE !!!
"Inventez une phrase avec les mots : demain et famille"
| Le mouton de la famille de Wael. |
- Demain, avec ma famille, nous fêterons l'Aïd et nous mangerons du mouton."
Je feins l'ignorance et leur demande m'expliquer.
" On a acheté un mouton. Je l'ai baladé et samedi, Papa va l'égorger pour qu'on le mange. "
- Et vous, en France, vous mangez du mouton pour l'Aïd ?
Rapidement, la conversation se détourne vers Noël, l'anniversaire du Petit Papa Noël (!), et soudain, la question fatidique arrive :
-Et toi, tu manges du cochon ?
-Euhhh.... moui....
Regards choqués, visages effarés, grimaces et nez bouchés.... Mais c'est "haram".
Je leur explique, bien évidemment ils s'en doutaient... et finalement la curiosité prend le dessus, les questions se précisent, probablement celles qu'ils ne posent jamais :
" Et c'est bon ? tu le cuisines comment ? tu manges quel morceau ? ils sont gris ou roses les cochons ? ils ont quelle taille ? ça a quel goût ? "
Je leur réponds simplement mais bien sûr je ne vais pas jusqu'à leur avouer que je viens du pays du cochon, où il y en a presuqe plus que d'habitantes, que ma valise était pleine de pâté et que ça me MANQUE !!!
En famille (âme sensible s'abstenir !)
Nous somme invités dans la famille de Wael. Ils habitent dans le quartier de El Malasine.
Nous les rejoignons dès 9 h pour assister au sacrifice du mouton. Celui-si sera fait par le père de Wael, aidé de ses deux fils.
La tête du mouton est orientée vers la Mecque, comme les musulmans s'en assurent lorsqu'ils prient. Ensuite, le sacrificateur prononce la prière rituelle «Bismillah Allah Akbar» («Par la grâce de Dieu, Dieu est grand») avant de l'égorger.
Nous assistons au sacrifice, au dépeçage, au vidage de l'animal.
Une sourate du Coran précise à propos du mouton de l'Aïd:
«Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable». Ce
qui a donné dans les mœurs la règle des trois tiers, observée par
certains musulmans: un tiers du mouton pour eux-mêmes, un tiers en
cadeau aux amis et aux voisins et un tiers en aumône pour les pauvres.

Pauvre bête !
RépondreSupprimerMais dis moi, tu n'es pas dans une école catholique ??? Je crois que j'ai raté quelque chose... !