Carnet de route
A Tunis, ça glisse !
Lundi 16 février : le maktoub est contre moi !
La semaine commence par une jolie glissade sur une marche à l'école. Les escaliers sont à l'extérieur, en carrelage, et sous la pluie, voilà le résultat !
Ça semble être un comble dans un pays chaud et sec, mais l'hiver, Tunis subit de fortes pluies !
Malgré le bruit des enfants pendant la récréation, j'ai la conviction d'avoir "entendu" ma cheville ! Et d'avoir instantanément compris que ça ne sentait pas bon du tout.
Vlam ! Boum ! Crac ! Aille ! Ouille !
Je ne pose plus le pied à terre et je suis portée par Semir et Raouf jusqu'à l'administration et près de la trousse à pharmacie pour me mettre glace & alcool. Je ne bouge plus mon pied et je pars, accompagnée de Soeur Carma et Mr Sémir, à l'hôpital.
Urgences, admission, attente, radiologie, médecin. Verdict : malléole externe fissurée (c'est le petit os en boule à la cheville). Je suis bonne pour un plâtre pendant 3 semaines.
Le service des urgences est nickel, il vient juste d'être rénové. La radiologie est un peu vétuste mais pas beaucoup plus que certains hôpitaux français. Je suis très bien prise en charge et les gens sont adorables.
Seul bémol : la plâtre pèse 3 tonnes. C'est un vrai de vrai à l'ancienne, pas en résine. J'ai l'impression de me déplacer avec des poids au pied ! Dur dur !
Je retourne faire une radio et là, je me rends vite compte que je galère pour me déplacer. J'appréhende déjà le chemin retour à l'appart.
Laurence vient me chercher en voiture avec Enzo, son collègue, qui nous dépose place de France.
Il pleut de nouveau, je suis KO et pas encore habituée aux béquilles et au plâtre.
"Chut, tais toi, on va nous voir "
Je traverse la Place Bab el Bahr et m'assois sur le 1er tabouret d'un vendeur que je vois. Moktar me voit et me propose de l'aide. Il revient équipé d'un diable ! Les vendeurs sont morts de rire en voyant arriver mon "Super driver" !
Je ne fais pas ma fière mais j'ai conscience que c'est la solution pour que je traverse la médina.
Imaginez la scène, dans la rue la plus touristique de Tunis, Laurence devant avec les béquilles pour écarter les gens, moi derrière sur le diable, et Moktar poussant le diable : "Chut, tais toi, on va nous voir ".
Sérieusement, Moktar, tu crois qu'on passe inaperçu là ?!
Le côté positif, c'est que j'ai le temps de trier mes photos, mettre le blog à jour, réfléchir à des projets, et trainer au lit sans culpabiliser ! Et Lucie et Laurence auront appris à faire une piqûre !
Vivement le 9 mars quand même !!



Faut toujours que tu te fasses remarquer quoi ! ;-)
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