Carnet de route
Escapade à Sefrou
Le soleil est annoncé pour ce weekend alors c'est l'occasion de sortir un peu de Meknès et de découvrir une ville hors circuit habituel : ce sera Sefrou.
C'est une petite ville à 1h au sud de Fès, assez tranquille, qui abritait la plus grande communauté juive. On y retrouve un mellah (quartier juif) et il y eu jusqu'à 7 synagogues dans la cité, d'où son surnom de "Petite Jérusalem".Aujourd'hui, il y reste une ancienne école juive. La médina est traversée par un oued et totalement piétonne, sans touriste !
La région est aussi agricole et la spécialité est les cerises. Il y a même une élection de "Miss Cerise" en juin ! ça ne s'invente pas....
A l'extérieur de la ville, une petite balade nous mène jusqu'aux cascades de Oued Aggaï. On peut même se balader sur les hauteurs de Al-Qala, le village fortifié qui les surplombe. De là-haut, une belle surprise m'attend : on voit les cimes enneigées de Djebel Tazzeka.
Le lendemain, avant de rentrer à Meknès, je fais étape à Fès. J'ai déjà passé deux après-midi dans cette ville mais j'aime toujours autant m'y promener et m'y perdre à chaque fois !
Cette fois, je découvre un quartier de la médina où se trouve un souk alimentaire. Et plus bas, le quartier Chouara des tanneurs. A l'odeur, impossible de les manquer ! L'un des hommes accepte de nous laisser entrer dans l'enceinte des cuves. Alors que les touristes observent généralement la scène des terrasses des boutiques,un brin de menthe sous les narines, nous nous retrouvons juste à côté, presque le nez dedans, et ce n'est pas juste une image !
Nous pouvons voir des travailleurs se plier en deux pour tremper les peaux dans des cuves successives (ammoniac, fientes de pigeons, chaux ) avant de les étaler sur les toit-terrasses voisins.
Malgré l'odeur dérangeante, le spectacle a quelque chose d’envoûtant. La beauté de cette palette de couleurs est splendide : jaune safran , bleu indigo, vert amande, rouge coquelicot, marron du bois de cèdre...
Ces tanneries fonctionnent comme des coopératives, et ce métier éreintant, dans une atmosphère nauséabonde, est souvent transmis de père en fils.
Petit jeu à 1 dirham :
Kezako ???


Si tu nous donnais la taille de la peau, ce serait plus facile à deviner !
RépondreSupprimerMaman